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Jean Fleury
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Jean Fleury, écrivain Vastevillais

picto  Nous devons à M. Bourdon, le fondateur de la Hague-Vaten une enquête minutieuse au tour de celui qui fut probablement le premier à publier un « essai sur le patois Normand de la Hague ». Jean François Bonaventure Fleury est né à Vasteville, le 14 février 1816, de Sébastien Fleury, laboureur et de Madeleine Le Tour. En 1829, il part à Octeville avec ses parents et entra au collège de Cherbourg. N'ayant que peu d'argent, il apprit sans le secours de l'é­cole, l'Espagnol, l'Anglais et l'Allemand. En 1837, il devint rédacteur du journal de Cher­bourg, écrivit des articles publiés dans le « Phare de la Manche» et produisit avec Hyppo­lite Vallée, son ami, quelques ouvrages sur Cherbourg, ses  environs, ses traditions populai­res.

picto  En 1842, il se rendit à Paris et prit part à la rédaction de plusieurs journaux. En 1857, il quitta la capitale Française pour la Russie ou il resta jusqu'en 1894. Philologue, il fut professeur de littérature Française à l'école de droit de Saint-Pétersbourg et lecteur de langue Française à l'université de cette même ville. De passage à Cherbourg en 1884, il publie un poème dans « le Phare », sous le titre :

« Après quarante ans d'absence »

« Octeville, Cherbourg, abris de mon enfance,
Lorsque je reviens après un si long temps,
Il semble que ma vie avec vous recommence,
Je me sens rajeunir et je n’ai plus que vingt ans,
Je revois les sentiers où j’errais solitaire,
Etudiant Virgile, amoureux de Rousseau,
Les champs ou je faisais l’école buissonniére
Pour lire avec remords : Walter Scott et Hugo… »
 

Dans le wagon qui le reconduit a Saint-Pétersbourg, il écrit :

« Le ciel est gris, il pleut : c’est plus triste, il bruine,
Un brouillard froid et lourd autour de nous s’étend,
Une plaine maussade à l’horizon confine,
Des buissons quelquefois, de la mousse, un étang…
Les arbres ont jauni sous le froid vent d’automne,
Le ciel est inclément, le pays est monotone,
Le peuple est endormi tout est terne : pourtant
En approchant du but, mon cœur se fond de joie»

picto  Il finit ses jours à Gréville en 1894 ; alors qu'il commençait un article sur la Hague, destiné aux mémoires de la société académique. Jean Fleury épousa, en 1843, une Cherbourgeoise Justine Brémont. Le mariage fut célé­bré à Paris, en présence du comte de Briqueville, témoin, ami de l'époux et, du peintre Jean­-François Millet, témoin, ami de l'épouse. Alice, fille de Jean Fleury et de Justine Brémont, naquit à Paris, en 1842. Elle suivi son père à Saint Pétersbourg où elle apprit le Russe. De 1876 à1902, elle écrivit sous le nom d'Henry Gre­ville de nombreux romans et quelques pièces de théatre.

(Extrait Presse de la Manche)