Accueil | Mentions légales | Contact |
 
 

  Navigation : Accueil > Tourisme > Mémoires de guerre

    Tourisme
menu_bas

picto Mairie de Vasteville
Rue Jean François-Millet
50440 - Vasteville
Tél : 02.33.52.74.68
Fax : 02.33.52.73.59


picto Flux RSS Flux RSS | Plan du site


Mémoires de guerre
séparateur

Mémoires de guerre
( par Claude Ropers)


picto  Il est important de savoir qu’une bombe de forte puissance est tombée sans exploser et se serait enterrée à une centaine de mètres du bout du chemin qui relie le carrefour des mares au val Fabien (chasse du val)  en bordure de talus, à proximité de l’ancien transformateur qui alimentait le val Fabien.À ma connaissance, celle-ci n’a pas été relevée .

 

picto Nota : Cette bombe a été larguée dans la nuit quelques mois avant le débarquement des alliés sur une ligne qui  s’étend jusqu’au  pont d’Yvelon, à 200 mètres du Faudais dans la parcelle n° A469, propriété à l’époque de Auguste Mabire. Elle fit un cratère de 3 à 4 mètres de profondeur sur un diamètre de 8 à 10 mètres ; 3 ou 4 bombes furent larguées par cet avion, peut-être étaient-elles destinées à détruire la route D37 ? Il n’empêche que les quelques toitures en tuiles du Faudais eurent à souffrir de l’effet de souffle de ces bombes.

 

picto Pont du Val Fabien D37: Il convient de noter que cet aqueduc a été une cible par deux fois lors de la dernière guerre.

 

picto Une première fois lorsque le barrage établi par les Allemands au niveau des carrières de St Croix se rompit en pleine nuit, libérant des mètres cubes d’eau par milliers ; la vague déferlante a démoli ce pont sur un quart de sa longueur, soit environ 6 à 7 mètres. Celui-ci fut réparé assez vite grâce à la pose de buses à la place des linteaux de granit.

Il y a de fortes chances que la route faisant office de digue ait freiné cette énorme vague, sans quoi le moulin Gardin situé en aval aurait eut à subir de gros dégâts.

A l’époque, une femme seule (son mari étant prisonnier) habitait cette maison ; elle alla prévenir les voisins qui sauvèrent le bétail (vaches, veaux, âne) qui était dans les étables.

Des maisons au Val es Cochard furent elles aussi victimes de cette déferlante.

 

picto Deuxième épisode pour le pont : l’Allemand, le vice Amiral Hüeffmeier, à la tête des îles Anglo-Normandes lança en mars des commandos saboteurs sur la ville de Granville, où ils obtinrent un certain succès, il décida d’envoyer une seconde fois ses commandos sur Cherbourg et ce sera au capitaine Allemand  Jagdman d’en prendre le commandement, une vingtaine d’hommes venant d Aurigny dans la nuit du 5 au 6 avril 1945 débarquèrent sur Biville, Vasteville à bord d’embarcations légères qu’ils camouflèrent dans les dunes tant bien que mal (les embarcations furent retrouvées par une patrouille américaine du 156 RI basée à Vauville, qui donna l’alerte en haut lieu).

Le commando fut divisé en deux équipes aux environs du Val es Cochard, un groupe partant vers Tousfresville, Vasteville, Sideville, et vers le pont de Tabarin à Martinvsat qui eut droit  à une tentative de minage.

Pendant ce temps, l’autre groupe monta la vallée de Claire Fontaine avec mission de faire sauter le pont de la D37 auprès du val Fabien et certainement que la charge fut trop faible, ce qui fit que les dalles de granit eurent peu à souffrir de cette tentative.

Le Commando remonta vers Gouberville Flottemanville et Cherbourg pour y terminer sa mission.

Comme l’alerte fut donnée à la suite de la découverte des embarcations, les troupes de Cherbourg étaient sur le qui-vive. Le capitaine Jagdman sonna le ralliement pour regrouper ses hommes dans le bois du mont du Roc où ils se cachèrent la journée du 6. Ensuite, les deux groupes se replièrent sur Biville et sur le chemin du retour, un groupe tomba en embuscade au village d’Herquetot où 8 hommes furent faits prisonniers ; 2 s’échappèrent mais seront repris à Siouville par une patrouille mixte GI et gendarmes.L’autre groupe reprit le chemin du retour et eut à forcer le passage au val Fabien où le pont était gardé par des Américains.Au cour de l’engagement sur les  4 commandos, 3 furent grièvement blessés. Le capitaine Jagdman, touché à l’épaule, et un collègue parvinrent à se dégager ; il seront les seuls à rejoindre leur point d’embarquement d’où ils contacteront par radio un petit bâtiment qui les rapatriera à Guernesey.